Gerris immortels chez Valery Larbaud


« Un jour Marcel découvrit la mer intérieure, le bassin. [...] Après bien des pourparlers, il fut convenu que le port principal (l'escalier qui descend dans l'eau) lui appartiendrait. Alors, il s'y installa et passa des heures à explorer les eaux des cette mer mystérieuse. A la surface flottaient ces insectes qui sont faits d'un trait horizontal porté sur six minces pattes. Ce sont peut-être des bâtons d'écriture qui se sont échappés des cahiers de l'école. Ils savent bien leur système métrique, et ne manquent jamais de l'appliquer : même lorsqu'on les poursuit, ils n'oublient pas de compter les centimètres qu'ils parcourent à la surface de l'eau. Ils sont invulnérables et probablement immortels : vous avez beau soulever une tempête autour d'eux pour les noyer : pendant que vous agitez encore votre bâton dans un remous de vase, toute leur tribu est déjà de l'autre coté du bassin, occupée à mesurer la portion d'eau calme qui lui reste. »
Valery Larbaud, « La Grande Époque » in Enfantines, 1918.

Le Gerris est pervers


Déniché par Yann Leclerc dans Science et vie.

"Le non sens des choses, et son reniement"


Sur un blog du Monde, que me signale l'ami Pierre Claude, ce gerris semble inspirer le poète. > Lire ici

Critique sur "Le littéraire.com"


... qui date de 2007 (mais trouvée ce jour). > C'est ici.

Miroir...


Une photo de Philippe Heurtel.

Chez les Gerris, c'est le gentil qui gagne à la fin


Geneviève Bille, adorable animatrice et créatrice d'un club de lecture en Suisse nous adresse cet article qui prouve, s'il en était encore besoin, que les Gerris ont bien des choses à nous apprendre...
Pour cette information capitale, Geneviève est nommée Contemplatrice gerritique de niveau IV.
Cliquez sur l'article pour l'agrandir.

Contemplation (révélation ?) gerritique chez Pierre Bourgeade


"Sur le chemin du retour, comme elle longeait les étangs, allant en direction de Versailles, elle prit sur sa droite un chemin de terre et stoppa près d'une barrière. Elle alla s'asseoir sur un banc de bois. Pas un bruit. En plein soleil, l'étang brillait comme une plaque d'acier. A un mètre d'elle, entre les ajoncs, elle remarqua une araignée d'eau, qui, de temps en temps, faisait de vifs mouvements, agitant violemment ses membres frêles et symétriques sans pouvoir avancer contre le courant".
Analyse et commentaire : La description de l'épiphanie gerritique est pour une fois remarquable et précise. C'est extrait de "Ca n'arrive qu'au mourant", de Pierre bourgeade (Ed. La Branche, coll. Suite Noire, oct 2008) et à ce stade de l'action, sans que l'auteur ne s'étende davantage par la suite, l'apparition gerritique prend tout son sens dans cet excellent petit roman. On aurait toutefois aimé un développement des conséquences pour le personnage de cette contemplation gerritique soudaine. Le roman est court, et donc le volume consacré à la scène en devient important. Il y avait forcément envier de signifier la contemplation, mais cela n'a pas été fait. Par manque de bases sur la science de la contemplation gerritique ? Celle-ci reste donc dans cet ouvrage à un stade embryonnaire que l'on qualifiera de sensible instinctif. A la fois bravo... et dommage d'être passé à côté.

Bruno Léandri propose dans Fluide Glacial de noyer les gerris !

C'est une perspective terrifiante qui vient d'apparaître dans le numéro 388 d'octobre 2008 de Fluide Glacial. Bruno Léandri animé par une haine inexplicable donne, dans une sorte de rubrique de science amusante, une solution pour exterminer les gerris ! Si cette perversion prend de l'ampleur (surveillez que vous ne voyez personne au bord des rivières avec du liquide vaisselle), il nous faudra réagir avec dureté. L'heure est grave ! 
(Cliquez sur l'article pour le lire en grand format)

Signatures à Concarneau du 18 au 20 juillet

Je dédicacerai mes livres, et donc celui-ci, au Festival du Chien Jaune à Concarneau du 18 au 20 juillet. Le programme des festivités est sur leur site.